De la religion de tous à la religion de chacun : Croire et pratiquer à Orléans au XVIIIe siècle PDF

Metropolitan Museum of Art. p. 18. ISBN 978-1-58839-575-7.


ISBN: 2753507759.

Nom des pages: 278.

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La vie religieuse d’Orléans au XVIIIe siècle est habituellement résumée autour de deux éléments majeurs : le jansénisme et la déchristianisation, ou du moins l’éloignement de la religion. Les figures épiscopales de L.-G. Fleuriau, pour le premier, et de L.-S. de Jarente, pour la seconde, incarnent cette réalité. Pourtant, au travers de la présentation de la vie paroissiale et de sa gestion quotidienne (comptes. délibérations, rapport avec le curé, aménagement de l’église), des fêtes, des processions. des confréries, des testaments. du jansénisme, de la vie des dévots, de la présence d’objets. d’images et de livres pieux dans les maisons et de leur localisation dans les intérieurs, la réalité religieuse s’avère beaucoup plus complexe. Non seulement l’importance du jansénisme est à nuancer, du moins à préciser, mais la déchristianisation n’est pas de mise. De nombreux Orléanais vivent à l’écart des querelles jansénistes. La religion de la croix et de la sensibilité, pourtant présentée connue l’opposé du jansénisme, se diffuse autour des Jésuites. De ce point de vue, en poussant la porte (les églises d’Orléans au XVIIIe siècle. des confréries et des maisons. en suivant les missions et les processions. ce livre offre une image plus équilibrée et concrète de la vie religieuse locale. Le jansénisme s’avère alors important surtout par les discussions qu’il motive, les querelles, qui polissent les fidèles à prendre position. Il en est de même pour la déchristianisation. Loin de reculer, la nature de la religion change. Les paroissiens donnent moins d’argent aux quêtes, mais investissent davantage dans les bancs à l’église. Certaines confréries voient leurs effectifs diminuer. mais leur dévotion est plus spiritualisée et, au final, leur vitalité est maintenue. Surtout, le testament et l’inventaire après décès résument ces évolutions. La place de la religion diminue dans le premier, sans disparaître, mais obéit de plus en plus à une volonté personnelle. l)e même, l’inventaire nous permet d’entrer dans les maisons orléanaises, de l’hôtel aristocratique au logis artisan. Partout les livres, images et objets pieux sont de plus en plus présents et forment ce que nous avons appelé un  » complexe religieux domestique  » qui atteste d’une place croissante laissée à la religion dans la sphère privée. Cette lecture globale, dans une variété de documents et pour toute la société, souligne la nécessité de confronter tous les plans de la vie religieuse (individuel/ collectif. ecclésiastique/laïc, public/privé) et atteste non pas d’une déchristianisation, niais d’une individualisation et d’une privatisation des pratiques, du passage d’une religion quantitative et massive à une attitude plus personnelle. En m mot, le passage d’une religion de tous à une religion de chacun.

En abandonnant la tradition, la tendance réformiste ne substitue aucune autre source d’autorité à la théorie ou à la pratique religieuse. Bien que le Coran ne mentionne que 24 prophètes, le fondateur de l’Islam, Muhammad déclare que le monde a vu 124 000 prophètes. De plus, ces preuves, même si elles sont vraies, ne fourniraient au croyant aucun code moral.

Le Coran et la Sunna (mots divinement parlés par le prophète Mahomet) sont la base de l’Islam. Cette tradition est centrée sur les activités rédemptrices du Dieu unique qui a fait alliance avec Abraham, a donné sa loi à Moïse, a parlé à son peuple par l’intermédiaire des prophètes et a personnellement accompli ces promesses, lois et prophéties dans l’homme Jésus Christ. Les lettres de l’alphabet hébreu étaient écrites sur une ardoise et lues au garçon. Le patriarcat a bénéficié d’une brève restauration après la chute du tsar en 1917, mais il a été abandonné au début de la période soviétique, avant d’être rétabli comme un appel au patriotisme russe par Joseph Staline pendant la Seconde Guerre mondiale.