Eyre de Lanux : Une décoratrice américaine à Paris PDF

À venir: Un suivi de leur monographie de 2011 New Traditional Architecture.


ISBN: 2915542570.

Nom des pages: 194.

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Amazone, singulière, rebelle, d’une beauté chryséléphantine, Elizabeth Eyre de Lanux fut toute sa vie une expatriée. Issue de l’aristocratie américaine, elle délaisse un avenir promis aux mondanités pour une vie artistique. De sa formation auprès du génie Constantin Brancusi au salon de Natalie Clifford Barney, de la noirceur assumée de l’appartement de Romaine Brooks au Paris du surréaliste Boeuf sur le Toit, de l’atelier de la rue Visconti aux plaines de l’Atlas, de Port-Cros à Cannes, de l’Illinois à New York, elle sut séduire les hommes comme les femmes. A Paris, où elle arrive en 1919 après avoir épousé le diplomate et écrivain Pierre de Lanux, elle rencontre Eileen Gray, au moment où cette gracile Irlandaise, par amour pour Damia, délaisse la patience du travail du laque pour l’architecture, comme une mise en abyme de sa propre reconstruction. Eyre de Lanux reprend la recherche et l’expérimentation de matières novatrices, jusque-là non utilisées dans l’ameublement, notamment le liège, l’ambre et le linoléum. Mais pas seulement. Avec Evelyn Wyld, elles construisent un univers de lettrés où la poésie des tapis Orages, Engrenage, Partir se conjugue avec un mobilier et des luminaires jusque-là inédits dans un environnement aux teintes sourdes et au confort moderne. Dans un Paris surréaliste où l’entre-deux-guerres fut souvent vécu comme un temps suspendu, elle voulut croire en un avenir apaisé. Ambitieuse. Mais la crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale sonnèrent le glas de cette fraîcheur et firent de ses créations des raretés. Trait d’union entre la pionnière Eileen Gray et la rationnelle Charlotte Perriand. Eyre de Lanux est comme elles inspirée par le japonisme. Ni pauvres ni dépouillés, ses décors rares, architecturés, sont restés secrets jusqu’à aujourd’hui. Quatre années de recherches dans un univers où meubles et objets d’art mâtinés d’influence primitive nous ont conduits aux prémices du « less is more ». Elizabeth Eyre de Lanux est ce nom connu mais ce talent oublié. Nous avons voulu pallier ce cruel manque, qui, dans la création féminine du XXe siècle, s’achève avec Maria Pergay. Eileen Gray, Eyre de Lanux, Charlotte Perriand, Maria Pergay, les quatre points cardinaux sont aujourd’hui identifiés. Nous avons voulu cette biographie comme une impression argentique de ce que fut cette météore de la création, un hommage à une femme qui, au soir de sa longue vie, aimait encore à rire de ce voyage inassouvi et qui fit sienne la devise de Lautréamont : « Mais, moi, j’existe encore ! »

Il est publié sous licence Creative Commons Attribution-Share-Alike 3.0. Sa carrière de près de deux décennies a coïncidé avec une période dynamique pour les arts à Paris. À l’âge de 18 ans, elle a répondu à une annonce dans The Village Voice pour des artistes de striptease, par la suite les offres d’apparaître dans les films pornographiques ont commencé à émerger.

Là, il a vu les fresques qui avaient été déterrées, et a également visité le musée de Naples, où il a découvert des exemples de meubles anciens en bronze. Alors qu’elle était à New York dans les années 30, elle a produit des portraits de Carl Van Vechten en 1936 Mureal Draper en 1938 que nous connaissons. Le salon annuel commence aujourd’hui à Paris Nord Villepinte. Sa première scène était pour Reality Kings et elle était d’abord une artiste lesbienne seulement, mais plus tard a commencé à jouer avec les hommes.